La gare

Assis dans une ruche d’acier
Là où les machines chantent fort
L’agitation parcourt mon corps
Et le château de fer carnassier

Les destins se croisent et s’emmêlent
Poursuivant les grains de sablier
Recherchant les instants oubliés
Ignorant le présent éternel

Comme dans un bal de fantôme
Je traverse le hall l’air hagard
Happé par la danse des retards
Apeuré par la grandeur du dôme

Je m’éloigne d’un pas mécanique
Du va-et-vient des vies de tombeau
Témoin de cette valse de robots
Je suis soudain pris d’une panique

Alors je réalise que ma peau
Métallique est couverte d’ennui
Je me sens prisonnier du circuit
Et anormal dans ce troupeau

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