Le marin

Prés du port il saute dans l’abîme de la vie
Comme l’on se jette dans le fracas de la mer
Il se casse les os sur des vagues éphémères
Seul navigue debout sur cette mare infinie

Prêt à lâcher l’ancre sur les quatre océans
Il nage à contre-courant au battements des flots
A la recherche d’une île couleur de sang
Emprisonnée dans les méandres de son cerveau

Fatigué par la houle et ses nombreux voyages
Il espère un jour pouvoir poser pied à terre
Incapable d’ être sédentaire il préfère
Suivre les sirènes le reste de son âge

Il prend sa plume et écrit à ses vieux parents
Une lettre d’adieu au parfum de sanglot
La voile exaltée d’un millier de sentiment
Il repart sur l’eau captif de son vaisseau

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