L’éther

Hypnotisé par le chant des grenouilles
Je m’allonge sur terre un soir d’été
Apaisé par l’herbe qui me chatouille
J’aspire l’atmosphère emplie de gaieté

C’est une douce nuit pour s’évader
Pour caresser les étoiles filantes
Les compter et enfin s’évaporer
Dans une chimère plus inquiétante

Les chauves-souris passent au dessus
De mes grands yeux égarés dans le ciel
Elles suivent des trajectoires impromptues
Et agitent avec hystérie leurs ailes

Je ne comprends pas cette animation
Des cris absurdes percent le silence
J’en frissonne et rigole sans raison
Installé au fond de ma nonchalance

Les minutes dansent autour de ma face
Je me perds au sommet de l’infini
Je tire encore une fois un rêve de crasse
Pour flotter sur un tapis de folie

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